Dans tes rêves…

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ONE, TWO, FREDDY’S COMING FOR YOU

Février 1985. Un Dimanche. Comme beaucoup de dimanche de cette période fertile de mon adolescence, je me prépare en cette froide fin d’après-midi d’hiver à me rendre dans mon petit cinéma de quartier pour une séance qui va rester à jamais dans ma mémoire. A cette période, je me rends régulièrement au cinéma, seul ou avec des ami-es (si vous lisez ces lignes, vous vous reconnaitrez sûrement… je vous embrasse !), une à deux fois par semaine en moyenne.

THREE, FOUR, BETTER LOCK YOUR DOOR

L’avantage d’un cinéma de quartier, c’est une programmation réduite et des films assez récents mais pas forcément en sortie nationale à un tarif modique… d’où ma présence répétée dans cette salle. La programmation était annoncée mensuellement dans un encart dédié publié dans le magazine de la ville. Cet encart reprenait l’affiche, un court résumé du film puis une grille des séances prévues dans la semaine. C’est bien évidemment l’affiche qui tout de suite a attiré mon attention : un petit quartier typique de la banlieue américaine à la tombée de la nuit et dont le ciel est violement déchiré par 3 griffes de métal ! Visuellement, c’est déjà un choc tant l’illustration est captivante et mystérieuse. Un petit encart AVORIAZ 85 fini de me persuader de ne pas louper ce film.

FIVE, SIX, GRAB A CRUCIFIX

Une très courte présentation suit le visuel : un groupe d’adolescents affronte un terrible tueur armé d’un gant équipé de griffes de métal. Bref, concis… tout aussi mystérieux. Je suis emballé ! Voilà ma toute première approche du film de Wes craven : Les Griffes de la Nuit ( A Nightmare on Elm Street). Je n’avais pas vu de bande annonce, pas de critiques.. rien…

Et alors que je me rendais au cinéma ce dimanche de février pour voir ce que je pensais être un film à suspens pour ados avec meurtres en série et intrigue policière, j’étais loin de m’imaginer que j’allais prendre un terrible uppercut en pleine tronche et connaître ma première nuit de cauchemar signée Fred KRUEGER.

SEVEN, EIGHT, GONNA STAY UP LATE

Malgré quelques petites lacunes de-ci, de-là au niveau de la qualité des effets visuels, LES GRIFFES DE LA NUIT reste avant tout un film de peur. Une peur entretenue par la crainte de s’endormir. Dormir, c’est mourir ! Partant de ce concept, sachant que nous avons un besoin vital de dormir pour régénerer notre organisme et qu’on ne peut rester indéfiniment éveillé, Wes CRAVEN nous plonge dans une ambiance presque paranoiaque mélangeant habillement phases réelles et phases oniriques ponctuées de meurtres sanglants très graphiques. On ne sait plus si les protagonistes rêvent ou s’ils sont éveillés. Et c’est là toute la force du film.

Et que dire de cette séquence d’ouverture où, dans une ambiante moite et poisseuse, on découvre petit à petit comment fred KRUEGER conçoit et met au point le terrible gant aux lames d’acier qui fera toute sa terrifiante renommée. Une séquence qui me marquera par sa lenteur, ses sons de respiration au souffle rauque et l’excellente musique de Charles BERNSTEIN au thème si efficace.

Une heure et demie plus tard, j’étais sous le choc mais avec cette sensation paradoxale que l’on après une intense séance de frayeurs, d’apaisement et de sérénité.

J’avais A-DO-RÉ le film et ai dû attendre une location en VHS au video-club pour me replonger une nouvelle fois dans le cauchemar d’ELM STREET avant, les années suivantes, de pouvoir en découvrir les suites… les bonnes… les moins bonnes… les mauvaises… les oubliables…

NINE, TEN, NEVER SLEEP AGAIN

Aussi, il m’était impossible de réaliser des illustrations issues de mes coup de cœurs cinématographiques sans en dédier un à FREDDY. Parti sur un mix visuel entre LES GRIFFES DE LA NUIT avec son héroine NANCY THOMPSON,la banlieue de SPRINGWODD et sa rue ELM, Freddy Tapi dans l’ombre… sans oublier de faire le portrait de l’homme aux griffes de métal. Et de tous les maquillages qui se sont succédé au fil des épisodes de la saga, c’est bien celui de Kevin YAGHER pour LA REVANCHE DE FREDDY qui m’a le plus marqué : il est plus détaillé, plus terrifiant, plus organique. Il est, et de très loin, mon préféré.

Une fois de plus, je pars d’un « rough » numérique réalisé sous Photoshop, un peu comme un collage, avant de le redessiner entièrement à la main en utilisant la technique du pointillisme. J’utilise des feutres MICRONS avec des pointes allant de 0,05 à 0,3 (voir même 0,8 pour des zones sombres de très fortes densités de point. Pas de remplissage au pinceau… juste des points.

Pour ce visuel il m’aura fallu environ une cinquantaine d’heures réparties sur une période de 5 semaines. Un tirage limité imprimé sur papier 300 gr/m2 devrait être prochainement disponible.

N’hésitez pas à me contacter si vous êtes intéressé par un exemplaire standard ou un exemplaire signé à la main.

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